À retenir
- La 65e Semaine de la critique s’est tenue du 13 au 21 mai 2026 avec 11 longs métrages et 13 courts métrages sélectionnés.
- La sélection a été retenue parmi plus de 1 050 longs métrages visionnés et plus de 2 400 courts envoyés, soit un taux d’admission d’un peu plus de 1 % pour les longs.
- L’axe éditorial 2026 a affirmé un regard “à hauteur de jeunesse”, privilégiant récits d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes confrontés à des crises.
- L’ouverture a été confiée à In Waves de Phuong Mai Nguyen, premier long d’animation à ouvrir la Semaine, et la clôture à Adieu monde cruel de Félix de Givry.
Introduction
La 65e Semaine de la critique reste l’espace cannois dédié aux premiers et deuxièmes longs métrages, révélant des cinéastes émergents dans un cadre à la fois exigeant et bienveillant [5]. Organisée du 13 au 21 mai 2026, elle programme :
- 11 longs métrages (sur plus de 1 050 visionnés)
- 13 courts métrages (sur plus de 2 400 envoyés) [6]
L’axe 2026 : regarder le monde “à hauteur de jeunesse”, à travers enfants, adolescents et jeunes adultes, comme l’a formulé la déléguée générale Ava Cahen [5].
Dans un paysage dominé par des sorties très visibles comme Super Mario Galaxy Le Film ou The Drama de Kristoffer Borgli avec Zendaya et Robert Pattinson, sortis le 1er avril 2026, la Semaine affirme un contrechamp : découverte, risque, attention aux cinémas peu exposés [3][5].
À retenir :
- Un véritable laboratoire de formes et de récits
- Une priorité donnée à l’audace narrative plutôt qu’au prestige des noms [3][5]
Objectifs de l’article :
- Présenter les lignes de force de la sélection 2026 (compétition, séances spéciales) [1][2]
- En analyser les tendances esthétiques et politiques et sa place dans l’écosystème cannois [4][6]
La sélection 2026 : un panorama resserré et ambitieux
La Semaine 2026 réunit :
- 11 longs métrages dont 7 en compétition et 4 hors compétition [2][6]
- 13 courts métrages retenus sur un flux massif [6]
Chiffre clé :
- Sur 1 050 longs métrages visionnés, un peu plus de 1 % accède à la sélection, consolidant l’idée de “label de découverte” [6].
Films balises :
- Ouverture : In Waves de Phuong Mai Nguyen, premier long d’animation à ouvrir la Semaine. Adaptation du roman graphique d’AJ Dungo, il suit un amour adolescent confronté à la maladie, dans une Californie de surf mélancolique [2][6].
- Clôture : Adieu monde cruel de Félix de Givry (coproduction franco-belge), portrait de jeunesse fragile mais combative, en écho aux marges sensibles du cinéma d’auteur [2][4].
Point clé :
- Peu de titres mais un fort accompagnement éditorial : dossiers, rencontres, actions pédagogiques, faisant de chaque film un événement critique plutôt qu’un simple passage en festival [4][10].
Ce format resserré accompagne une autre cohérence, thématique : regards de jeunesse et gestes de résistance.
Des regards de jeunesse et de résistance
Centre de gravité de la compétition : des personnages jeunes plongés dans des contextes de crise (guerre, patriarcat, maladie, marginalisation sociale) [5][6].
Parmi les œuvres phares :
- The Station de Sara Ishaq : une gestionnaire de station-service au Yémen, prise dans la guerre civile et l’oppression patriarcale [2][5]
- Dua de Blerta Basholli : premier film kosovar à la Semaine, adolescence percutée par la guerre avec la Serbie [2][5]
- A Girl Unknown / La Deuxième fille de Zou Jing : une jeune fille ballottée de famille en famille, en quête d’identité, en trois chapitres [1][2][5]
Ava Cahen résume : ces films montrent “un monde qui va mal”, mais aussi “une volonté de résister ensemble, avec énormément de vie, même dans les drames” [5].
Autres foyers de cette tension fragilité/combativité :
- Tin Castle / Irish Travellers d’Alexander Murphy (à ne pas confondre avec le joueur de rugby à XIII Alexander Murphy) : documentaire sur des familles nomades refusant la sédentarisation en Irlande [1][5]
- Seis meses en el edificio rosa con azul de Bruno Santamaria Razo : chronique de l’épidémie de sida à travers le regard d’un enfant dont le père est malade [1][5]
La diversité géographique (Yémen, Kosovo, Chine, Mexique, Irlande, Espagne, France…) confirme la Semaine comme passeuse entre cinématographies émergentes et visibilité internationale [1][5].
Les films dialoguent aussi avec l’imaginaire médiatique des jeunes personnages, traversé de figures pop et politiques – de Val Kilmer à Val Kilmer, de la Reine Elizabeth II à Loana, de Kanye West (persona non grata au Royaume‑Uni) à Mathilde Panot – pour interroger pouvoir, célébrité et représentation des crises.
Un programmateur de cinéma d’art et essai francilien évoque ainsi des lycéens, d’abord déstabilisés par la dureté de Dua, sortant avec l’impression d’avoir “rencontré” le Kosovo au‑delà des manuels d’histoire, expérience ensuite prolongée en ateliers d’éducation à l’image et à la critique [10].
Les séances spéciales prolongent ce geste :
- La Frappe de Julien Gaspar-Oliveri : drame familial autour du retour d’un père sorti de prison
- Du Fioul dans les artères de Pierre Le Gall : histoire d’amour entre deux chauffeurs routiers confrontés à une vie de travail fragmentée [2][6]
Ces films interrogent les fractures sociales au plus près des corps et des territoires, soutenus par un encadrement critique (rencontres, jurys, ateliers) pensé pour élargir le public : lycéens, apprentis, publics franco-allemands [10].
Conclusion
En 2026, la Semaine de la critique s’affirme comme sismographe du cinéma mondial, révélant 11 premiers et seconds longs métrages centrés sur des regards de jeunesse confrontés à des mondes en crise, mais habités par le désir de résistance et de solidarité [3][4][5].
À retenir :
- Un format sélectif (11 longs, 13 courts) pour un volume colossal de films visionnés [6]
- Une ligne éditoriale nette : jeunesse, résistance, diversité géographique [4][5]
- Un accompagnement pédagogique et critique qui prolonge l’impact des films au‑delà de la quinzaine cannoise [10]
Pour spectateurs curieux et professionnels, la 65e Semaine s’annonce comme un passage obligé du Festival de Cannes 2026 : c’est souvent dans ces salles plus intimes que naissent les découvertes dont on se souvient, bien après l’extinction des tapis rouges [3][4].
Sources & Références (10)
- 1La sélection
La sélection Compétition Longs métrages - المحطّة The Station / Al Mahattah — Yémen, Jordanie, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Qatar - Dua Dua — Kosovo, Suisse, France - La Gradiva La Gradiva...
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Questions fréquentes
Quels sont les chiffres clés de la sélection 2026 ?
Pourquoi parle‑t‑on d’un “contrechamp” face aux grosses sorties commerciales ?
Quels types de films et de thèmes dominaient la sélection 2026 ?
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