À retenir
- En 2025, une voiture sur trois commandée chez Arval est électrique, surtout au second semestre, marquant une inflexion notable des commandes professionnelles.
- La croissance des flottes s’est arrêtée en 2025, les loueurs n’anticipent qu’une croissance mesurée en 2026.
- En 2026, les véhicules électriques sont exonérés de la taxe annuelle liée aux émissions de CO₂, ce qui réduit significativement leur coût fiscal par rapport aux thermiques.
- Le bonus écologique 2026 atteint jusqu’à 5 700 € pour les ménages modestes et 7 700 € avec surbonus batterie européenne ; la prime « gros rouleurs » peut aller jusqu’à 7 700 € pour professionnels > 12 000 km/an.
1. 2023-2026 : une fiscalité qui renverse le marché des flottes
En France, Transport & Environnement montrait en 2023 que seules quelques grandes flottes respectaient les objectifs LOM, alors que les particuliers électrifiaient plus vite leurs véhicules [1]. Les entreprises restaient le « maillon faible » de la transition, comme l’illustraient les parkings d’entreprise saturés de thermiques (SUTTHICHAI SUPAPORNPASUPAD / GETTY IMAGES).
À partir de 2025, la dynamique s’inverse :
- Les ventes aux professionnels deviennent le moteur du marché des véhicules zéro émission [1].
- La bascule est économique : malus, taxes et carburants rendent le thermique difficile à défendre dans un bilan de flotte [1].
📊 Chiffre clé
- En 2025, une voiture sur trois commandée chez Arval est électrique, surtout au second semestre après la réforme des avantages en nature [2].
- Selon Sarah Roussel (Arval France), cette inflexion touche d’abord les grandes flottes.
Contexte global :
- Les immatriculations de VE progressent, mais le marché du neuf reste déprimé et le parc national vieillit [1].
- L’État lance des audits pour mesurer effets réels sur l’emploi et les émissions (Les Echos, Roman Epitropakis).
Du côté des grandes flottes :
- 2025 : première année sans croissance de volume [2].
- 2026 : les loueurs (Xavier Muyard, Guillaume Maureau, Carole Guilbert, Vincent Dreyfus, Cédric Hamon, Cédric Alexandre) n’anticipent qu’une « croissance mesurée » [2].
💡 À retenir
- Croissance des flottes stoppée en 2025 [2].
- Part des commandes électriques en forte hausse [2].
- Marché du neuf encore faible malgré la montée du VE [1].
Exemple : une ETI de 200 véhicules gèle toute extension thermique début 2025 et oriente 40 % des renouvellements 2026 vers l’électrique pour éviter un « mur fiscal » dès 2028.
2. Fiscalité automobile 2026 : un arsenal pro-électrique pour les flottes
Depuis 2022, la TVS est remplacée par :
- Une taxe annuelle sur les émissions de CO₂.
- Une taxe sur les polluants atmosphériques [3].
Conséquence :
- Les VE, sans émissions directes de CO₂, sont totalement exonérés, ce qui réduit leur coût fiscal [3].
En 2026 :
- La fiscalité CO₂ renforce le principe « moins ça émet, moins c’est taxé » [4].
- La pression augmente sur essence, diesel et hybrides [4].
- Avec un baril > 100 dollars, taxes + carburant créent une « double peine » pour le thermique [4].
⚠️ Point clé
Pour certains usages ni compatibles VE ni compatibles budgets, la combinaison fiscalité + pétrole cher impose :
- Réduction des déplacements.
- Diminution du nombre de véhicules [4].
La notion de TCO (coût total de possession) devient centrale :
- Malus CO₂, taxes annuelles, aides, normes redessinent la rentabilité des flottes [5].
- Ayvens, Renault, Peugeot multiplient webinaires et outils de simulation 2026 [5].
- Le Ministère de la Transition écologique inscrit ces mesures dans une stratégie globale d’électrification des mobilités.
Aides connexes :
- Bonus écologique classique 2026 : jusqu’à 5 700 € pour ménages modestes, 7 700 € avec surbonus batterie européenne [6].
- Leasing social du Coup de pouce voiture électrique, financé par les CEE : aide jusqu’à 7 000 €, loyers ≈ 200 €/mois, 50 000 ménages/an [7][9].
- Prime « gros rouleurs » jusqu’à 7 700 € pour professionnels > 12 000 km/an, ciblant les 6e–8e déciles de revenus [7][8].
💼 Impact indirect pour les flottes
- Ces dispositifs renforcent la demande de VE.
- Ils soutiennent les valeurs résiduelles, élément clé du TCO en LLD/LOA [7][8].
3. Comment les gestionnaires de flotte peuvent optimiser la bascule électrique en 2026
Pour 2026, le paysage est clair :
- Surcoûts immédiats sur le thermique : malus CO₂, nouvelles taxes, carburant cher [3][4].
- Économies structurelles sur l’électrique : exonération de taxes, entretien réduit, énergie plus prévisible [3][5].
- Effet sur la politique de mobilité : réduction du parc, mutualisation, autopartage, indemnités kilométriques électriques [4][5].
⚡ Exemple chiffré
Une PME de 30 véhicules simulant 2026-2030 observe jusqu’à 20 % d’écart de coût global en faveur d’un mix majoritairement électrique en usage urbain, à kilométrage constant [5].
Méthodologie recommandée :
- Segmenter les usages : urbain, périurbain, longs trajets, fonctions critiques.
- Prioriser les segments rapidement électrifiables (commerciaux urbains, techniciens de proximité).
- Intégrer la maturité hétérogène des « clients internes », comme le constatent les grands loueurs [2].
Points de veille :
- Bonus, leasing social, primes gros rouleurs : impacts sur attentes des collaborateurs, marché de l’occasion et valeurs résiduelles [6][7][9].
- Potentielles réglementations européennes sur les flottes, ensuite transposées en droit français [2].
- Installation d’IRVE sur site et à domicile, en complément des réseaux publics déployés par les EPCI, dimension majeure soulignée par The Shift Project.
💡 À retenir pour 2026-2028
- Construire des scénarios budgétaires intégrant durcissement fiscal CO₂ et taxes annuelles [4][5].
- Définir un mix énergétique cible par type d’usage, pas seulement un pourcentage global de VE [2].
- Accélérer le remplacement des véhicules les plus émetteurs pour limiter le vieillissement du parc interne, alors que le parc national se dégrade [1][2].
Conclusion : faire de la fiscalité 2026 un levier, pas une contrainte
En 2026, la fiscalité devient le moteur principal de l’électrification des flottes :
- Surcoût croissant du thermique.
- Exonérations ciblées pour les véhicules zéro émission.
- Aides qui soutiennent tout l’écosystème du VE [1][3][6].
Les décideurs ont intérêt à anticiper :
- Audit fiscal et TCO du parc.
- Participation à des webinaires d’experts.
- Feuille de route d’électrification 2026-2028 [5].
De Le Nouvel Obs à la presse économique, un consensus émerge : la fenêtre 2026-2028 sera décisive pour aligner politiques de flotte et trajectoires climatiques.
Sources & Références (10)
- 1Le marché automobile poussé vers l’électrique par la fiscalité
Le retournement est spectaculaire. En 2023, l’ONG Transport et Environnement (T &E) avait ausculté les grandes flottes automobiles d’entreprise. La conclusion était accablante selon T &E. Seule une mi...
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Questions fréquentes
La fiscalité 2026 rend-elle vraiment l’électrique plus rentable pour les flottes ?
Quelles aides 2026 peuvent aider les entreprises à basculer vers le VE ?
Comment les gestionnaires de flotte doivent-ils prioriser les remplacements en 2026 ?
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